Hénin-Beaumont ?
Je commence à rédiger la biographie de l’enfant du pays, Bernard Minet ?
Non, je fais de l’ethnologie de la vie politique.
Est-il si difficile d’opérer le rassemblement de la gauche, que dis-je le regroupement des socialistes d’abord, à Hénin-Beaumont ? Village gaulois sous l’antiquité, cette ville du Pas-de-Calais est-elle en même temps de consacrer le retour du Front National et d’entériner une philosophie socialiste de la défaite ?
Dimanche dernier, la liste du Front national arrivait en tête avec plus de 39% des suffrages tandis que les socialistes en réserve faisaient 20% et les socialistes officiels associés au Parti Communiste et au Modem atteignaient 17%.
Le front national pavoise, ironise et surfe sur la gestion calamiteuse de l’ancienne municipalité PS.
M. Duquenne fort de ces 20% des suffrages estime qu’ils lui suffisent et qu'ils deviendront mécaniquement 50.1% dimanche prochain. Pas de fusion avec les autres listes, car certaines d’entre elles pourraient rappeler l’ancien édile escroc local et faire fuir ces 20%.
Mais comment faire pour avoir une majorité, si l’on exclut par avance tout ceux qui peuvent la constituer. Non que la stratégie de M. Ferrari soit la plus rutilante – rassembler tous les partis politiques sans être capable de réunir les socialistes – mais il me semble aberrant de ne pas avoir su proposer une liste commune entre des listes qui représentaient des forces équivalentes.
Doit-on entrevoir dans le Pas de Calais les prémisses du fonctionnement rénové du Parti Socialiste, capable de rassembler les autres, et incapable de trouver un accord entre socialistes ? Le club (et l’ambition) de Manuel Valls et la réflexion personnelle collective de François Hollande vont bien dans le sens de cette rénovation.